Patients en souffrance au travail : le rôle du médecin généraliste

Patients en souffrance au travail : le rôle du médecin généraliste

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En médecine générale, il est de plus en plus fréquent d’être confronté à des patients faisant état d’une importante souffrance au travail. Le médecin généraliste peut se sentir démuni face à cette situation, alors qu’il a un rôle essentiel de conseil, de repérage, d’orientation et de prise en charge. Son action devrait contribuer notamment à prévenir la désinsertion socioprofessionnelle.

Tout d’abord, le médecin généraliste doit être en mesure d’identifier de quel type de souffrance au travail il s’agit (p.ex. : stress au travail, burnout, bore out). Il conseille alors son patient sur les actions à mettre en œuvre.
Il doit également savoir quelles complications rechercher, tant sur le plan de la santé psychique (notamment recherche d’un trouble de l’humeur, évaluation du risque suicidaire et prévention des conduites addictives) que physique (notamment bilan cardiovasculaire et prévention des facteurs de risque cardiovasculaires).

La prise en charge de la souffrance au travail est multidisciplinaire et un travail de mobilisation des acteurs compétents est essentiel, notamment avec le service de santé au travail, les services de pathologies professionnelles, la mobilisation du médecin conseil, le recours à un psychiatre, un psychologue ou un addictologue.

Une excellente connaissance des modalités d’usage de l’’arrêt de travail est également essentielle, ainsi que sa distinction avec l’inaptitude et l’invalidité. Enfin, il devra être particulièrement vigilant face à des demandes de certificats médicaux, sans pour autant disqualifier la plainte du patient.

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